Les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, a indiqué ce mercredi l’ONU, qui y voit la confirmation du réchauffement climatique causé par les concentrations record de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’ONU prend pour référence l’année 1850, date à laquelle ont débuté les relevés systématiques de température.

L’ONU s’appuie sur les données de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui a annoncé que la température moyenne à la surface du globe en 2018 avait dépassé d’environ 1,0° C celle qui prévalait à l’époque préindustrielle (1850-1900). «Cette année (2018) se classe au quatrième rang des plus chaudes qui aient été constatées»,poursuit l’agence spécialisée de l’ONU. L’année 2016 reste celle de tous les records. Et 2019 ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices.

Mais «il est bien plus important d’examiner l’évolution à long terme de la température (…) que d’opérer un classement entre les différentes années», a souligné le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, en rappelant que sur les 22 dernières années, on avait dénombré les 20 années les plus chaudes jamais enregistrées. «Les phénomènes météorologiques extrêmes ou à fort impact ont frappé une multitude de pays et des millions de personnes l’année dernière».

L’OMM cite par exemple la vague de chaleur intense connue par l’Australie en janvier, mais aussi des extrêmes inverse, comme la vague de froid récente aux Etats-Unis : celle-ci «ne vient certainement pas contredire la réalité du changement climatique», affirme Petteri Taalas. «L’Arctique se réchauffe à un rythme deux fois plus rapide que la moyenne mondiale, et une quantité de glace considérable a déjà fondu. Ces changements se répercutent sur les régimes météorologiques de l’hémisphère Nord en général, où les anomalies froides constatées sous des latitudes plus basses pourraient être liées, pour certaines, aux bouleversements survenus dans l’Arctique. Ce qui se passe aux pôles ne reste pas cantonné aux pôles mais influence les conditions météorologiques et climatiques dans d’autres régions, où vivent des centaines de millions de personnes.»

«La communauté internationale doit donner la priorité absolue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et aux mesures d’adaptation au climat», affirme encore l’OMM.

Fuente: https://www.liberation.fr/planete/2019/02/07/2015-2018-la-periode-la-plus-chaude-depuis-le-debut-des-releves-meteo_1707931